graines de SAL'T

SAL'T de graine

posté le mardi 16 octobre 2012 à 23:22

un poème par jour

 


 
 
posté le lundi 15 octobre 2012 à 19:52

un poème par jour

 


 
 
posté le dimanche 14 octobre 2012 à 18:26

un poème par jour

 


 
 
posté le samedi 13 octobre 2012 à 18:51

un poème par jour

 


 
 
posté le vendredi 12 octobre 2012 à 18:25

Po-REd-TRy FoR BA-BAR

 


 
 
posté le vendredi 12 octobre 2012 à 18:01

un poème par jour

 


 
 
posté le jeudi 11 octobre 2012 à 23:12

un poème par jour

 


 
 
posté le jeudi 11 octobre 2012 à 00:02

un poème par jour

 


 
 
posté le mardi 09 octobre 2012 à 21:28

un poème par jour

 


 
 
posté le lundi 08 octobre 2012 à 17:21

un poème par jour


 

 


 
 
posté le dimanche 07 octobre 2012 à 22:14

un poème par jour

 


 
 
posté le samedi 06 octobre 2012 à 20:44

un poème par jour

 


 
 
posté le vendredi 05 octobre 2012 à 16:28

un poème par jour

 

 


 


 

 


 
 
posté le jeudi 04 octobre 2012 à 22:03

un poème par jour

 


 
 
posté le lundi 01 octobre 2012 à 21:49

POMME S POMME Q

 


 
 
posté le vendredi 28 septembre 2012 à 13:02

on écrit pour les bêtes qui crèvent disait Deleuze c'est à dire à leur place et tant qu'on sera pas capable de prendre la leur

le présent s'il existe s'il existe un temps présent pour se figurer ce temps ce serait ça ça toute la vie c'est ça le temps présent le présent s'il existe s'il existe un temps présent ce serait ça c'est lutter c'est ça chaque instant lutter l'instant une lutte c'est ça le temps présent une lutte à même le corps contre le remord c'est ça la vie enfin le présent de la vie l'instant présent c'est ça c'est un combat au corps à corps avec le remord à chaque instant l'instant c'est ça si tu le figes si tu figeais l'instant tu verrais ça l'image d'une lutte une lutte à mort un corps à corps l'image d'une prise de catch entre toi même et le remord c'est le remord qui force le présent qui pousse au présent l'instant le présent c'est une lutte à mort contre le remord comme à l'instant je lutte sur ce pas de ce pas je lutte mon pas ce pas mon pas posé droit là ici ce pas droit est une lutte contre le remord de ne pas être de gauche contre le pas de côté de ne pas avoir tourné à gauche de ne pas avoir tourné à temps d’être pris de côté d'avoir loupé la droite d'avoir un point de côté d’avoir tourné la tête de ne l'avoir pas à chaque coup de tête chaque instant le mouvement le moindre mouvement à chaque inspire c'est ça c'est ça l'instant au présent le temps présent si tu le figes le mouvement à chaque inspire est une lutte un combat contre son contraire une lutte à mort contre son envers à chaque pas je lutte chaque pas posé est un combat contre l’immobilité à chaque mot je lutte chaque mot sorti est un combat contre le mot rentré une lutte à mort contre le silence ou pour y revenir à chaque mot à chaque pas le mouvement à l'instant se fige l'instant s'il se figeait si tu le photographiais l'instant le présent s'il existait qui file serait une image filante de combat un reportage de guerre l'image d'un charnier la lutte fratricide contre l'envers contre l'envers des mots contre l'envers de la marche contre l'envers du silence tout ce qui n’est pas tout ce qui n’est pas fait tout ce qui est tu et tout ce qui est dit leur envers en prise au corps à corps contre le choix de l'avoir de l'avoir à faire ou de ne l'avoir pas fait contre le choix à faire une lutte à mort avec le choix qu'on nous a laissé sur les bras le choix de ne pas en être on n'a pas eu le choix l'être au présent est une image filante d'un monticule de bêtes crevées dans l'envers du silence dans l'envers de la mort la bête passée sous silence la bête face à son choix la bête qui crève sous le silence des mots à l'envers de son brame à l'envers de ses aguets sous silence chaque mouvement le geste choisi le geste fait en lutte contre l'envers de la marche contre la position statique de la bête aux aguets qui traque qui ne choisit pas chaque pas le mouvement le temps présent la fait crever la bête dans chaque pas chaque image de lutte chaque instant figé dans l'image la bête filante y recrève et elle y recrève l'instant d'après dans l'image l'image filée de l'instant dans le mouvement le temps présent c'est la bête qu'on crève une seconde fois dans le cliché contre elle-même contre son envers qu'on force à penser à l'instant d'après et l'instant d’après c'est déjà fait l'image s'est figée l'image figeante de la contemplation du remord de l'instant d'avant le futur c'est déjà le remord c'est déjà s'y préparer c'est préparer le terrain pour la lutte c'est préparer les chaînes le futur c'est déjà le passé de la bête et la mort du trépassé : l'instant- et le temps présent à l'instant d'après c’est la perpétuité l'image filante figée à perpèt' la lutte à mort t'en prends pour perpèt' et l'instant d'après t'en reprends pour ta peine et les images s'enchainent et c'est un film en super huit un film de toute une vie figé sur une seule image qui défile à la vitesse du temps présent le temps filé qu'on a figé sur la bande et qui défile qui livre sa même image répétée l'image d'un vaste charnier une prise de catch avec soi-même contre le remord du temps figé à l'envers de l'instant à rebours de la bête
 


 
 
posté le mardi 25 septembre 2012 à 20:19

3 P.

10 minutes. 10 minutes comme une entaille. marquées. 10 minutes sous son regard. usurpant ses désirs. sa blessure. 10 minutes derrière ses yeux. 10 minutes avec lui. 10 minutes. 3 P. Pier. Paolo. Pasolini.10 minutes à travers eux. lui. et ses garçons. 10 minutes de jeunesse. d'une beauté rageuse. 10 minutes de désir juvénile. d'adolescence à fleur de corps. brûlés. ambrés de soleils. 10 minutes à même la peau. à même les chairs. bouillonnantes. avides d'en être. 10 minutes d'amitié collée. transpirante. embrassée. exagérante. 10 minutes de fraternité sale rageuse,violente. rayante rieuse. moqueuse. rageante. d'une perturbante beauté. bruyante collée. transpirante. baignée d'excitation embaumée. odorante. de transpiration embaumante. d'embaume des premiers spermes. de maladresse habile. d'audacieuse timidité tue, tactile. ces corps parlants, de désir. ces corps désirés crus. chairs sexuées d'enfants. palpitantes. jouissantes à mêmes le chant. à même le saut. à même le cri. l'échappée, impossible. le coup. l'envol, impossible. à même la langue. glosante. rieuse. le parlé ensemble. la crème. la sucrerie à pleine bouche. à partager ensemble. la langue de l'ensemble. de la meute. la langue qui bave. le sucre qui coule. le langage des chiens. chantants. suceurs de langues. langue cariée. le sucre aux lèvres. la langue la bave. la coulée. l'envol. et l'écartèlement du toit. le ciel offert. et le saccage de la porte. le vent à découvert. excite les chairs. se ravivent. exit les peaux. et chantent comme ils suent. pour liquéfier. crient comme ils se collent. pour en être. pour le corps. la fratrie. l'essentiel. pour notre adolescence perdue. et se collent l'un à l'autre. dans la moiteur d'un train. se joignent l'un à l'autre. et se perpétue l'ensemble. le commun. l'adolescent. que l'on a laissé se perdre. et se rient de l'émeute. et forte la meute. que l'on a tue. forte de corps. de chaires. de transmissions des chairs. de partages des suées. à même le sol. à même le wagon. les bestiaux s'emballent, emportent la meute, s'envolent. et violentent le tambourin et percutent le chant. s’étreignent dans leur langue. l'échappée. survolent les vivants. les vifs ont pris d'assaut le char. et l'équipée s'emballe. et se joignent les boiteux et trainent les charriots et frappent les tambourins et plein feu sur les tombeaux. sur les vivants. fondent les moribonds. articulés. membraneux. bramants. ils ont entonné le râle du rassemblement et jamais ne sont séparés. la fratrie entonne l'appel au feu. les corps brûlent d'encens. déjà tremblent les vivants. le corps ambré de la jeunesse a fondu sur la ville. le corps parfumé de désir cru a pris d'assaut les vivants. et chantent les chairs dansées et brûlent les sexes d'une émotion pasolinienne. indicible. insatiable meurtrie. à perdre haleine. à perdre raison de soi. à désirer tellement s'y mêler. en être. à dévorer ces chairs à mordre. s'y perdre . en être. être d'ici. à la mort. être parmi les êtres. être des suants. n'être plus qu'odeur. et blessure parmi la meute. des bossus des boiteux. être la cicatrice sur l'arcade. être la main qui frappe. celle qui tient le tambourin. être la main qui tend. vers soi. vers moi. vers l'occident accidentel. être la langue accidentée. fière. si fière d'être si belle. être celle qui n'est pas là. la meute ne la voit pas. être parmi les n'être pas. renaître. et se meurent les vivants. et vivent, vivent les moribonds. vivants, vifs. à vif.
 


 
 
posté le mercredi 12 septembre 2012 à 22:33

impro / le serpent ô soleil

 
 
 
 
 


 
 
posté le mercredi 12 septembre 2012 à 11:08

7:54

 
 

à l'écoute de son afflux sanguin
 
 
 


 
 
posté le lundi 10 septembre 2012 à 23:56

fare...

 


 
 
posté le dimanche 09 septembre 2012 à 20:09

. ..

 


 
 
posté le dimanche 09 septembre 2012 à 14:24

ABCDEFG


 


 
 
posté le jeudi 06 septembre 2012 à 22:30

del uso...#2/ une île

 


 
 
posté le mercredi 05 septembre 2012 à 11:46

del uso comùn

 


 
 
posté le jeudi 30 août 2012 à 22:01

un demi-quart de tour

un demi-quart de tour. un demi-quart de tour. 12,5% d'un tour. à peine le début d'un commencement d'un tour de tête complet sur soi-même. à peine le début d'un tour. un détour sur soi-même. un détour de soi. un tour de tête un coup de tête. un jet de tête pour un coup d'oeil. à peine. sans remuer la tête. sans intervention de tête. jeter l'oeil. tourner l'oeil vers l'extérieur. ouvrir l'oeil un demi-quart de tour. d'un œil. droit vers l'autre. un demi-quart de tour vers la droite de soi. à un demi-quart de tour de soi. à un demi-quart de soi l'autre. l'autre à un quart de tour de soi. l'autre à un demi-tour de soi. l'autre à trois-quart de tours de soi. l'autre derrière soi. à un retour de soi loupé. loupé l'autre à un demi-quart de tour. à un demi-quart de soi. perdu. l'autre perdu à un tour de tête à un retour de tête de soi. retour sur soi. demi-tour que soi. qui a perdu l'autre à un quart d' œil de soi. à un œil de soi.
 


 
 
posté le dimanche 12 août 2012 à 23:40

qui croit (savoir) parler (aller) se trompe (d'endroit) (se perd) ou se tait

 

 



 

qui croit (savoir) parler (aller) se trompe (d'endroit) (se perd) ou se tait
une installation    
           (un film)

(sur)
 une proposition de

Sal'T

d'après un certain voyage-
            (d'un certain)
                          type

en territoire
          (trou)
d'accueil
                (-exclusion)
du langage langagier
                           (parlant)
               aux langues gageurs
                                         (parlées)

ou


relevé idiotismique* d'un déplacé
                                              (touriste)
en un espace, un temps
                                 (un état)
                                                donnés :

soit :

-entre les journées du 12 juillet 2012 10:23 au 26 juillet 2012 00:00
-entre les territoires de Marseille St Charles (France) et Roma, Santarcangelo di Romagna, Napoli (Italie) et quelques correspondances intermédiaires.
-entre le déplacé sus-dit
                                                 (sa langue, ses langages)
          et quelques locuteurs choisis
                                                  (croisés)
                 de leur(s) propre(s) langue(s)       
                                                          (langage(s)(s)(s)

 
 
co-production o-ppuresia
réalisation Sal'T


* un idiotisme
                     = voir Robert.
      
 ou/et
             o-ppuresia.com/recherches-en-cours/
 
 
 
 


 
 
posté le dimanche 12 août 2012 à 18:56


Hèèè bojour’ la frans! Bojour pari, gèm’e bocou la frans’ é lé fransè, é lé téatr’e fransè sé bom’ ossi, sé… sé plou gran’ é lé plou ouvèr’, ouvèr’ sé di nom, è si ouvèr’ é il’i a ossi lé téatr’e dé Rou, nom, lé téatr’e dé Rou ke sé vrè-man ouna tradission trè bèl an frans’ é ki nésist’e pa issi, sé vrèman trè bo avèk ossi tou lé festival, nom, di téatr’e dé Rou, aaaah sa sé vrai-man trè trè bèl. Moa kan je pans’ alla frans’ je panse toujouuur all’art’, no, sé vrai-man pour’ moa lé péi dé l’art’e, ééé é pari sé la vill’e la piou bell’ dou mond’ nom, ma aprè rom’ è ossi vénézzia no, ma moa véritableman j’aim’e sète vill’ j’aim’ pari bocou bocou.

Ma toa keske tou fè issi ke sé pa vrai-man la ké tou va trouvé, trouvé sé di, trouvé l’art’ piou bello, nom, issi sé pa com’ a pari, ké tou va é i son tou lé plou gran’ artist’ é ossi tou lé plou gran’ téatr’e, issi sé tou tou péti é il né pa la possibilité dé vivr’ de son’n’art’, nom, allora la frans’ si, ésist’ la possibilité dé vivr’ véritableman dell’e téatr’e par ézample, nom, é vou zavé oun’ éta ki èd’e lé zartist’ é l’art’, ké loui donn’ déll’argean é ossi dé, comé si dice, dé zespass’ nom, si, dé zéspass’ alor vou zavé véritableman la possibilité de fèr oun art’ for’, nom, oun art’ plouuu… gran’ é plou visibl’, é ké si po montré a plou de personn’, all’e popl’, nom, vou pouvé fèr’ dèllé mostrassion plou éééé im’pactan, nom, plou im’pactan, uhi, alor’ si tou va issi, tou né va pa pouvoar fèr’ tou sé ké tou vo, tou ton’n’art’ tou dovra lé gardé pour aprè, aprè lé travaill’ perché uhi, issi tou doa travaillé pour fèr ton’n’art’ ké sé né pa èdé par l’éta, issi a l’éta n’import’e pa l’art’, né lé vo pa, allor toa tou doa ééééé pfff t’acroché nom, tou doa t’acroché mè mèm’ si tou réoussi t’acroché tou né va pa sortir ton’n’art’e d’issi, nom, tou va toujouuur ètr’ oun’artist’e d’issi é a l’étrangé ne té connètra pa, issi sé com’ miniatur’, nom, tou va pa fèr la gran’star è passèr’ alla télévision’ nom, tou va continoué com’ sa a fèr tom petit’art’ ché toa é sé tou; Sé com’ sa.

Ma pourquoa tou né vo pa passèr’ alla télévision’, si tou vo fèr connètr’e ton’n’art’ sé obligé passèr’ alla télévision’, nom, sé com sa, si tou vo ètr’e connou é ke ton’n’art’ soa reconnou, tou doa passèr’, si, alla tivu é allor’ tou peu èspèré rancontrèr’ dèllé personn’e ki te va èdèr’, nom, si nom, tou va rèstèr’ toujouuur com’ lé zartist’e d’issi ke sé tous dé zintellètouèl é ke sé né pa …ééééé popoulèr, nom, sé né pa popoulèr doutou, avan si, avan i li avè tutté lé ru rampli dé Saltimbanc’, nom, é sété trè bel, vrai-man trè bèl ma mantenan sé tou pour lé zintèllètouèl,


non li capiremo mai”.

 

les saltimbanques


 

 


 
 
posté le dimanche 05 août 2012 à 21:50

D-stomaK

 

D-stomago

 

 

 

 

 

 

D-chevelue

 

 

 


 

 

 

 

 

 

à-corps-à-son

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D-tourné

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D-luvio

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D-troué

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 
 
posté le dimanche 05 août 2012 à 21:15

le voilà

 

 

 

Aujourd'hui voilà : l 'homme moderne. le voilà. voilà l'homme aujourd'hui l'homme moderne le voilà.

l'homme slip en caleçon mini strecht. boxer. l''homme moderne le voilà. le voilà en affiche l'homme moderne s'affiche sous sa plus belle l'homme moderne le voilà plastifié voilà le home plastique à la carrure d'un camion. l'homme camion le voilà sa carrosserie métal brulant moteur en berne moule siliconé température du four 206°C congélateur et micro-ondes nettoyage facile finition chromée supplément anti-statique. le voilà le home sweet HOM carrosserie ligne simples angles droits direction assistée fermeture automatique des portes intérieure confort électronique moderne.

le voilà le moderne le modèle en série économique vernis mate brillant effet réfléchissant sous sa lumière électrique.

voilà l'homme. sur son présentoir le home pectoraux taillé au blaireau épousseté de prêt sourire lustré au chameau.

l'homme biscoteaux le voilà. garantie sécurité du muscle remise sur performance défectueuse. l'homme moderne le voilà sous toutes ses couleurs de la gamme orangée au beige fruité. l'homme mixeur orange-banane le voilà moderne le voilà mixé chez vous clé en main mode d'emploi quadrilingue attention expédition en cours.

 

 


 


Commentaires

 

1. leslettresdor  le 05-08-2012 à 21:33:54  (site)

Un homme dont la beauté plastique ressemble a un play mobil

 
 
 
posté le samedi 30 juin 2012 à 23:26

elle est des nôtres


Qu'est-ce qu'il faudrait qu'elle fasse la poète

qu'est-ce qu'il faudrait qu'elle fasse pour être poète

encore un de ces soirs

qu'est-ce qu'il faudrait qu'elle fasse pour qu'elle la poète elle comme lui le poète

qu'est-ce qu'il faudrait

encore un de ces soirs

qu'est-ce qu'il faudrait qu'elle écrive qu'elle s'y colle qu'elle s'y foute devant l'écrit qu'elle les sorte les mots

qu'est-ce qu'il faudrait encore un de ces soirs comme ce soir où elle a pas envie

il faudrait qu'elle s'y mette aux mots mais elle a pas envie ces soirs

ces soirs comme ce soir elle a pas envie d'agresser le monde avec ses mots c'est CES soirs comme CE soir qu'elle voudrait enfin tout de même enfin, enfin faire la mourre avec le monde c'est faire la mourre avec qu'elle voudrait enfin c'est embrasser tout le monde qu'elle voudrait faire la mourre en deux mots comme quand elle était petite et qu'elle pensait faire la mourre en deux mots comme une chose en soi (tiens : elle avait écrit « en soir » et ça marche aussi comme une chose en soir), comme une expérience à part, à part de l'amour, la meilleure part de moure dans l'amour, tout le côté mou, sans a-, sans arrête, tout le côté mou sans âme (« mais c'est pas triste hein, c'est super gai ») vraiment à l'époque quand elle était petite la mourre en deux mots c'est super gay c'est la fête, c'est la pride, c'est la grande récré et on retourne toute la salle de jeu comme chez les cousins qui ont la chance d'avoir une salle de jeu, c'est le bazarre ou la tabagarre qui est une combinaison de bazarre et de bagarre et c'est pas triste, hein, c'est super gai, parceque c'est pas l'agresser encore une fois avec ses mots c'est l'embrasser tout entier, c'est faire la mourre en deux mots avec tout le monde avec le monde avec le bruit surtout du monde et ses chansons oh oui ses chansons et ses petits, tout ses tous-petits et tout ce qui est petit et tout ce qui est pas beau c'est faire la mourre en deux mots c'est à dire faire l'amour sans âme c'est à dire sans état c'est à dire comme des enfants font la tabagarre avec les pas beaux les tous moches mais pas les tous moches qui se croient beaux oh non surtout pas la poète ce qu'elle aime c'est les pas beaux qui se croient pas beaux et que ça conserve et que ça rend beaux c'est la beauté des laids des laids des laids qu'elle voudrait la poète des soirs comme celui-là qu'est-ce qu'elle doit faire la poète pour être poète c'est pas être là chez elle dans le noir qu'elle voudrait pourtant elle y est c'est pas écrire qu'elle voudrait c'est faire la mourre en deux mots c'est pas écrire pourtant elle le fait et pourtant faire la mourre en deux mots elle le fait pas c'est quoi qu'elle devrait faire la poète un soir comme celui-là c'est s'arrêter quand on lui dit bella dans la rue c'est s'arrêter qu'elle voudrait pourtant elle s'arrête pas c'est passer la nuit chez les tous petits qu'elle voudrait la poète un soir comme celui-là qu'est-ce qu'elle devrait faire s'arrêter chez les tous p'tits pourtant elle n'y est pas qu'est-ce qu'elle devrait faire c'est pas écrire qu'elle devrait un soir comme celui-là elle veut danser serrée entre deux tables chez les tous p'tits les tous collés elle voudrait s'arrêter et pourtant elle s'arrête pas elle devrait faire quoi à c't'heure là c'est pas aligner les mots bien rangés bien calibrés d'jà corrigés bien tapotés c'est pas penser dix fois les choses avant de pas s'arrêter qu'elle devrait la poète pour être poète c'est pas les mots qu'il faut aligner c'est pas les lignes qu'il faut sauter peut pas penser dix fois les choses avant de ne pas les faire c'est pas possible au bout d'un moment comment elle fait la poète si elle pense la chose de marcher pendant qu'elle marche elle va finir par s'empierger oui parce que chez elle on dit s'empierger et que c'est suffisamment clair comme image dans le mot pour que je me passe de traduction faudrait arrêter de penser à pas s'empierger si on veut avancer la poète si elle veut avancer dans les mots et s'arrêter chez l'tout petit c'est s'arrêter qu'il faut et les mots y z'attendra parce que les mots si j'ai envie c'est singulier parce que quand j'écris les mots je pense très fort l'émo alors pourquoi elle est là où elle veut pas être

pourquoi elle est avec qui elle veut pas être

avant de finir seule

ben oui toujours on finit seul ça c'est pas vraiment nouveau bonjour l'intérêt d'aligner encore plus de mots pour dire une banalité du genre une saloperie du genre de poètes solitaires qui s'emmerde et qui sait pas la vie et qui au lieu de sortir vivre aligne des mots et en plus des sales mots des mots de son patlain de merde comme on disait avant qu'on le quitte et puis qu'on r'garde avec un brin de tendresse quand c'est pas de la condescendence maintenant qu'on y r'foutra plus les pieds et justement encore les pieds voilà la poète elle s'empièrge elle voudrait danser alors elle tape des saloperies de mots elle tape aussi fort qu'elle voudrait danser et le clavier de l'ordi ne se transforme pourtant pas en piste de danse et la queue de la souris ne se change pas en roue de carrosse et l'écran qui brille ne joue pas les stroboscopes et le ventilateur qui souffle derrière la poète qui qu'est-cequ'elle-devrait-faire-pour être poète ne se change pas en danseur brésilien non non ma fille tu n'iras pas danser non non ma fille tu n'as pas changé non non tu es bien celle que tu as toujours été non non non non ne pleure pas tralalalala tralalallalère elle est tombée par terre c'est pourtant bien la faute à Voltaire y manque pas d'air quand même de nous voler nos airs et puis quel air elle prend la ôh !ète si elle veut être poète comme le mec le poète le mec le poète mec-mec le poète quel air quel air il prend quel air il hume le poète tandis que ohlala la poète elle s'acharne ça y'est elle est contente une page vient d'être sautée automatiquement grace au logiciel libre qui est celui qu'elle utilise sur sa fausse piste de danse qui n'est ni chez les tous p'tits ni chez les pas beaux on ne dansera pas le zouk ce soir ni la zumba et encore moins la mapuka puisque loin d'elle la possibilité de danser mains au sol fesses en l'air avec derrière soi, non non, pas le ventilateur puissance deux mais le sexe d'un grand noir qui vient se coller à l'arrière train pour un petit pas de danse collé, serré, chaud-chaud l'boui-boui tout collé des petits, non non ce soir pas zumba pas mapuka pas lambada même pas lambada non non la poète-qu'est-ce-qu'elle-devrait pour s'y coller à l'arrière train c'est tapoter sur son beau nordi c'est ça la vie c'est ça comme ça qu'on napprend la vie non de dh'ieu qu'est-ce qu'elle peut en dire comme connerie et vas-y que je continue à taper comme un chartier sur mon clavier et à aligner des saloperies de mots qui collent alors qu'elle avait pas envie ce soir d'agresser le monde avec ces mots-sales-là c'est encore un de ces soirs comme celui-là où elle avait encore envie d'y croire oh la laaaaaaaa le sal mot qu'elle vient de balancer-lhô-dis et vas-y la tartine et croire et tout de suite et qu'est-ce qu'elle nous balance la poète avec ses mots pouêt-pouêt si elle est pas capable de faire pouët-pouët elle peut toujours écrire camion qu'est-ce qu'elle voudrait en tartiner un ce soir comme celui-là comme tous les soirs c'est la vie qu'elle veut embrasser c'est l'amour qui s'embrase aaaaaah la vache ça y'est ça y'est c'est lancé ça colle aux dents hein comme dit l'homme poète pour qui qu'est-ce-qu'il-devrait lui est peut-être plus facile (ça y est v'là qu'elle nuance) mais faudrait pas qu'il s'y empièrge lui la vie la danse lui moins de dix fois pas penser la chose l'homme facil poète s'arrêter-entrer-contact, facile ? (et elle re-nuance d'une ellipse avec un point en d'ssous) qu'est-ce qu'elle devrait pas se prendre la tête la fille elle veut pas être poète en fait un soir comme ce soir elle voudrait pas c'est comme tous ces soirs c'est s'arrêter quand on lui dit bella c'est danser la zumba c'est dire salamalikoum khoya labès wesh labes labes hamdoullah khoya qu'est-ce qu'est-ce qu'elle devrait pas faire des mots m+o+t+s qui prend un temps fou à taper sur le fucking clavier qu'elle défonse à coup de talons sur la piste de danse c'est sa te-boa à elle la poète qu'est-ce qu'elle voudrait le clavier la piste de danse la zumba et hamdoullah qu'est-ce qu'elle devrait faire c'est faire tout ce qu'elle fait pas là et pourtant elle le fait pas et qu'est-ce qu'elle fait là hein qu'est-ce qu'elle fait tu vas voir qu'elle va même finir par être contente de l'avoir finallement pondu son texte et de pas l'avoir zouké son zouk ni coltiné son grand noir tu vas voir qu'elle va même finir par le sortir sur son blog ou en faire une lecture de sa saloperie de cumul de mots m+o+t+s et vas-y que je recommence encore plus vite et plus fort sur le clavier m plus o plus t plus s et que ch't'en rajoute des touches et si on pouvait lui rajouter encore plus de lettres et de touches qu'elle en rajouterait des lettres au pâté et qu'elle continuerait frénétiquement de taper T A P E R et tiens ça fait 5 lettres dans ta gueule et si y'en avait encore d'autres comme ça qu'elle continuerait et qu'elle en rajouterait des laittres et vas-y que j'ten ferait sonner des kon'sonnes qui Phètent et vas-y que ça chuint'RRait de la voiyelle qui suyiinte et vas-y que j'te nuancerais les E les A les O et que whi non de Dhieû on l'entendrait l'parlé d'chez nous findhiou et vas-y qu'elle nouzi collerait de la bouse aux môx et que ça collerait aux pâtt' et aux Keu-d'-mô et qu'il s'userait l'clavier et qu'elle finira bien pa'l'défoncer son pute-1 de klavière et que pourtant ça ne fera toujours pas de la musique même si ça KlaQ' et que ça Ph'ète non non toujouuuuuuurs pas la musique non non même si t'y ajoutes tes jolies nuances d'allongement de lettres comme pour mimer dans le mot le son du mot dans ta tête parce que dans le texte c'est à dire dans l'pâté d'mots accollés aux autres copains mots mais quand même bien alignés bien rangés comme en tranches de pâté d'tête et bien le mot « toujours » c'est toujouuuuuuuurs pas le son du mot toujouuuuuuuurs que t'as dans ta tête et qui ferait nuance, variation, tenue !, -oui ça c'est le mot musical : tenue-, au milieu les autres mots qui sont que des collages de lettres tap tap tap clac clac que tu frappes et refrappes comme une boîte automatique que t'arrives plus à arrêter et c'est pour se prouver quoi la poète qu'elle veut plus s'arrêter c'est pour se prouver quoi que c'est pas d'la musique son clavier et qu' "elle ne sait pas chanter comme Mozart" ou pour se souvenir qu'elle sait encore aligner les AIM avec les zÔ et l'é Té avec laid èSS comme pour composer le nouveau mau TS ?

 


 
 
 

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